Thomson : soutien des élu-e-s Europe Ecologie aux salarié-e-s grévistes

Publié le par Elu-e-s Europe Ecologie - Région Bretagne

http://img.over-blog.com/500x271/3/95/28/84/thomson-ouestfrance_.jpg

                                                                crédit Ouest France

 

Le 7 Juillet 2010, Christian Guyonvarc'h (conseiller régional UDB) et Yannik Bigouin (conseiller régional Europe Ecologie Bretagne) rencontraient les salarié-e-s grévistes de Thomson/Technicolor Grass Valley à Brest.

Vendredi 6 aout, c'était au tour de Gaelle Rougier (conseillère régionale Europe Ecologie) d'affirmer son soutien aux grévistes de Thomson/Technicolor Grass Valley  du site de Rennes.

Avec des représentants du PS, du PC et du Parti Ouvrier Indépendant, Gaelle Rougier a signé l'appel d'Atalante qui réclame l'interdiction des licenciements à Thomson Grass Valley et à Télédiffusion de France (TDF), deux entreprises basées dans la zone d'Atalante à Cesson-Sévigné.

Dans cette première entreprise, filiale du groupe Technicolor, la direction souhaite supprimer 168 postes à Rennes (sur un effectif global de 400 emplois) et 23 à Brest (sur 73), alors même que la direction vient d'annoncer un bénéfice net de 96 millions d'euros lors du premier semestre 2010.

Pour Gaelle Rougier, les technologies de l'information et de la communication (TIC) peuvent jouer un rôle important dans le cadre de la transformation écologique et sociale de notre économie. Ce secteur doit etre soutenu. Les aides publiques doivent etre conditionnées afin de garantir le maintien des emplois.

 

 

http://www.rennes.maville.com/of-photos/2010/08/06/rn05_2797395_1_px_501__w_ouestfrance_.jpg

                                                           crédit Ouest France

 

Quelques-uns des initiateurs de l'appel d'Atalante : (de gauche à droite) Claude Gérard, Pierre Priet, Gaëlle Rougier (conseillère régionale Europe Ecologie), Patrick Anne (Europe Ecologie), Wilfried Lunel, Jean-Luc Sicre et Patrick Leborgne.

 

Publié dans Economie Sociale

Commenter cet article

Portal 17/09/2010 12:06


Bonjour à Toutes et à Tous,

Je voudrais éclairer ce qui bloque l'économie sociale et solidaire


FINANCE: UN ÉTAT AVANT TOUT ÉTAT

Parallèlement au combat bien réel que chacun trouve prioritaire (retraites, santé, éducation, sécurité, paix, nitrates, nucléaire, pesticides, justice, droits de l'être humain, spiritualité
impartiale, etc la liste est longue...), vous devriez garder une place afin de lutter pour un argent correct, un système monétaire équitable. Nous en sommes loin, vous le savez.

Si vous avez déjà tenté d'agir pour améliorer notre société, vous vous êtes sans doute rendu compte que l'argent pesait sur votre combat préféré.
"Pas de sous, pas assez d'argent" empêche bien des réalisations publiques ou privées alors même qu'un besoin humain est là, reconnu, que la planète s'en trouverait mieux, que les personnes
compétentes existent et sont peut-être au chômage, que les techniques sont au point et les matières premières disponibles. Un manque d'argent est-il alors un argument recevable? Non.

Nous avons trop dans l'idée que la richesse est l'argent, les billets, l'or, des matières précieuses ou des oeuvres d'art. Or, il s'agit-là d'une illusion forte et très entretenue. Je paie avec des
billets ou ma carte et j'oublie - un peu ou beaucoup - que la richesse est en vérité l'ensemble des biens et des services utiles produits par le travail - rémunéré ou non - de très nombreux
d'Humains. Mon billet ou mon or ne peut acheter que ce qui existe.

A quel prix? A bien réfléchir, un prix est seulement une addition de salaires et de marges (bénéfices et intérêts). Seuls en effet les êtres humains se font payer (et certains malheureusement n'y
réussissent pas vraiment!). Ni les matières premières, ni les objets au final ne touchent de l'argent. L'argent c'est toujours quelqu'un qui le perçoit. Ça surprend mais c'est élémentaire: l'argent
lui-même ne travaille pas, malgré ce que dit un slogan bancaire bien connu. Derrière l'argent - pièces, billets et comptes bancaires - est enfouie la question du partage des richesses que produit
le travail (les emplois rémunérés, mais aussi les nombreuses autres actions utiles qui ne sont pas monayées: travaux de personnes au foyer, de bénévoles, etc...).

"Parce que les lois étaient mal faites, on a trouvé les hommes paresseux - parce qu’ils étaient paresseux on les a mis dans l’esclavage"
Michel de Montaigne

Aussi je suggère de repérer, sans parti pris et sans idéologiser si possible, les règles et lois, notamment celles qui ont vigueur à la source de l'argent. Les règles initiales donnent un exemple -
Encourageant ou pernicieux, un exemple est contagieux -.
La source d'argent est la création monétaire. Qui est légitimement propriétaire de la source? Je laisse cette question à votre jugement pour l'instant.
L'or dont certains (qui en ont) rêvent la restauration, a été abandonné comme source depuis le 15 août 1971. Ça va mal direz-vous, mais ça allait déjà mal avec l'or (1929, 1939-1945, 14-18, ...
sans remonter jusqu'à l'antiquité) -. Qu'est-ce donc que l'argent? Je me contente de regarder trois étapes.

Étape 1: La monnaie créée principalement par la banque centrale des USA (simple planche à billets officiellement publique de la FED) est achetée à bas coût (moins de 1% actuellement) par quelques
grandes banques très discrètes. Ni vous, ni moi, ni nos États, ni nos entreprises, ni les nombreuses autres banques intermédiaires n'ont accès à cette création. Des banques "à part" (et maintenant
l'État US qu'il faut corrompre) bénéficient en fait du privilège tout à fait royal d'émettre la monnaie. Les autres États sont, eux, éliminés de cette création (les "puissants" USA l'étaient depuis
1913 jusqu'à récemment), ils passent après. Ils sont maintenus dans la rareté monétaire ou contraints à l'emprunt léonin; de gré, à force de corruptions ou par règlementation.

Étape 2: En Europe par exemple, un règlement commun interdit aux États (soi-disant souverains) de créer l'argent qui leur est nécessaire à la banque centrale émettant leur monnaie. Privés de
planche à billets nationale, ils doivent obligatoirement emprunter sur le marché de l'argent. Emprunter et non pas créer l'arnaque est là (Pour le prix, voir plus bas; étape 3). L'interdiction de
"battre monnaie" a commencé en France en janvier 1973 par une loi. Elle a été confirmée par les traités de Maastricht (art 104), puis Lisbonne (art 123) pour les 27.

Le motif officiel de cette interdiction (Juppé et Hollande en sont d'accord) est en partie fondé, mais en partie seulement. Une telle liberté pourrait servir à faire fonctionner égoïstement la
planche à billets de chaque État. Il est vrai que des États ont usé et abusé de cette facilité dans le passé (Allemagne, Italie, etc...).
Mais cette facilité, les banques privilégiées derrière la FED (+ le trésor US maintenant et la BCE un peu car faut acheter des silences) ne s'en privent pas. Une quantité de monnaie immense peut
servir à monter des coups, à corrompre. Là est la seule différence avec les nationalsocialismes d'antan, la planche à billets reste toujours aussi peu socialisée, aussi peu démocratisée, aussi peu
participative; en un mot quasi monarchique. Voyez l'actualité.

La cerise-planche à billets dont nous avons parlé, cache un énorme gâteau par spéculation et corruption dirigées contre nos États. Du moins ceux qui resteraient tant soit peu résistants grâce à des
bribes d'esprit de démocratie véritable.

Étape 3: Évidemment les gouvernants des différents pays ont besoin d'argent; ne serait-ce pour équilibrer la masse monétaire en circulation avec la quantité de travaux et de services effectués dans
le pays. Comme il est interdit de fabriquer cette monnaie nouvelle nécessaire, les pays l'empruntent sur le marché à ceux qui en ont. Des très Riches bien sûr (surtout des banques) qui épargnent à
forte dose (en gros parce qu'ils ont déjà beaucoup plus que le nécessaire) et peuvent prêter massivement à ceux et pour ce qu'elles choisissent (politique réelle par le crédit).
L'Allemagne obtient de l'argent à 3%. La Grèce à 10% ou plus. La France à 4%. Inégalité devant la ressource, pas d'égalité des chances entre pays, la paix est en danger.

J'ai parlé de gâteau. Pas besoin d'être sorti de polytechnique pour calculer que 3, 4 ou 10% c'est plus que 1% (ou moins). Un sacré bénéfice sans travail sur des sommes énormes pour les Riches
prêteurs aux États!

De façon masquée mais bien réelle, la Finance et des Riches taxent avant les États. C'est l'origine des dettes publiques croissantes dont on nous rebat les oreilles. Même les États assez bien gérés
comme le nôtre la subissent! Depuis 1973 la France a déjà payé en intérêts à ses riches Prêteurs, quasiment le montant de la dette totale actuelle: 1500 milliards d'euros environ.
La dette est le moyen de nous imposer sans le dire, avant même que nos gouvernants aient levé la moindre taxe. La dette est à notre charge. Au bénéfice de Prêteurs qui n'ont rien de Pauvres. Le
consortium bancaire bénéficie en prime d'un paratonnerre extra: la politique politicienne. Grâce à une démocratie très mesurée, si le personnel politique en place ne file pas droit, il y a toujours
une opposition à promouvoir... Gauches, droites, centres, extrêmes sont, bien malgré eux statistiquement, des pions.
Verrouillage. La Finance joue de notre sens moral (payer ses dettes est très nécessaire. Je veux être honnête et j'en suis d'accord) pour couvrir une arnaque incroyable basée sur l'illusion.

De l'argent? il y en a, pas autant qu'on veut, mais beaucoup (beaucoup d'entre nous travaillent et agissent utilement). Cette étape 3 est rendue possible grâce aux étapes 1 puis 2. Ce sont donc les
étapes 1 et 2 qui sont d'abord à régulariser. Car, actuellement:

La Finance est plus qu'un État dans l'État, c'est un État avant tout État.


Comment en sortir? Une main sinon invisible du moins incontrôlable pour règler les planches à billets.

Un drogué supporte très difficilement la suppression de sa drogue. Il faut donc rester diplomate avec une Finance habituée aux facilités de la corruption, de la propagande et de la violence (Elle
tient bien des politiciens professionnels et les massmédias). Etre calme et non-agressif mais ne pas céder sur le fond. Le fonctionnement des planches et le mode de partage des billets ou des
comptes doivent devenir démocratiques.
Dans cette marche vers une régulation monétaire honnête, tâchons de discerner.

Les banques d'émission, non pas les banques commerciales, mais la création monétaire devrait devenir indépendante des gouvernants des États (acquis de l'histoire) mais également des Financiers
(objectif actuel).

Le nouvel argent devra être public évidemment, mais en plus indépendant des gouvernants comme des financiers. Un objectif pourrait être pour les États d'avoir l'argent neuf au même prix que les
banques les plus favorisées (moins de 1%). Installer une sorte d'impartialité public/privé dans la compétition économique. Asseoir un moyen de relativiser et de neutraliser les idéologies
ennemies.

C'est aux démocrates de toutes les couleurs et de tous les pays, travailleurs très utiles (y compris les patrons d'industrie et les bénévoles non rémunérés) de mettre au point un système de planche
à billets à la fois social et intègre. Une "planche de salut" qui, à sa source, ne